La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes
condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur « particulière dangerosité ». Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être
enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! A juste titre, Robert Badinter a dénoncé dans
cette loi une rupture majeure avec les principes fondamentaux de notre justice pénale.
Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de
sûreté. Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir
psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le
savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.
C’est une mystification et une confusion organisée des registres.
Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. L’usage que l’on fait à cet égard des statistiques concernant la récidive est une duperie,
car ces chiffres concernent des populations, non des individus. Or c’est bien de la liberté d’un individu qu’il s’agit.
C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes,
non de l’ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. La psychiatrie est
familière de ces dérives : faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques ?
La monstruosité de certains crimes et la souffrance terrible des victimes, dont chacun est saisi, sont utilisées pour aveugler la raison et céder aux politiques prétendument efficaces. C’est une
manœuvre démagogique. On sait par avance que cette politique ne résoudra en rien le problème des criminels récidivants. Par contre ce dont on est sûr, c’est que ce dispositif, d’abord destiné à
des populations restreintes s’étendra progressivement, au nom du principe de précaution. Ce fut le cas des mesures d’obligation aux soins, initialement destinées aux agresseurs sexuels, et qui
sont aujourd’hui appliquées à une part croissante de personnes condamnées, quel que soit leur acte.
En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société
de sûreté médicale.
Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, garante des libertés, nous, professionnels de la psychiatrie, déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place
de ce dispositif de rétention de sûreté. Parce que la psychiatrie n’est pas l’affaire des seuls psychiatres, chacun, concerné par ce refus, manifeste son soutien en signant et en faisant signer
cet appel.
http://www.pratiquesdelafolie.
Lors de l’émission télévisée « La voix est libre » diffusée sur France3, samedi 27 septembre 2008, le sénateur de Moselle et président du Conseil Général 57, Philippe Leroy, répondait à une question sur l’éventualité d’enfouissement de déchets nucléaires en Moselle.
Il a tenu les propos suivants :
« Vous savez, on est embêté aussi avec les populations de gitans, personne n’en veut. »
Puis : « On est embêté avec les politiques de traitement de déchets ménagers, personne n’en veut. Et pourtant, le civisme, pour tout le monde, c’est de savoir que nous avons à
accueillir, sur nos territoires, des populations difficiles, des logements sociaux dans des quartiers protégés, les déchets nucléaires, les déchets industriels et ménagers, ... nous
avons cette responsabilité collective d’accueillir ... »
Pétition pour la démission du honteux Monsieur :
http://www.petitionduweb.com/Le fichier Edvige
Le fichier Cristina
La fiche « Facilitez le travail de la police » et quelques informations sur la mobilisation.
Le groupe de cliniques privées, à but lucratif, Générale de santé, s’apprête à distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions d’euros. Une assemblée générale des actionnaires a été convoquée pour le 17 décembre afin de ratifier cette décision. Générale de santé, c’est, depuis quelques années, le groupe privé qui monte, parallèlement au recul constant, pour cause de rationnement budgétaire, de l’hôpital public. Leader du secteur privé hospitalier en France, avec un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros en 2006 et une part de marché de plus de 16 %, présent aussi en Italie, il regroupe 183 établissements et centres de soins et 14 000 lits et places. Son cours de Bourse a augmenté de plus de 300 % depuis 2002...
Rassemblement européen contre la directive de la honte
Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l'immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.
S'il était adopté, ce texte permettrait :
- l'enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
- la détention des mineurs, au mépris du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant ;
- l'interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.
Au regard de ces violations des Droits de l'Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l'éloignement des personnes jugées indésirables.
Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.
Voici mes deux nouvelles productions, je suis plutôt branché encre de chine en ce moment... vous les trouverez avec les autres dans
l'alboom photo en plus grand...
FMTV(2008) et Les Témoins de Shiva (2008)
En soutenant la saisine du Conseil d'Etat par le
collectif.
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